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Comment le Learntainment va révolutionner le e-learning dans les entreprises

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Apprendre tout en se divertissant, est-ce vraiment sérieux ? Souvent décrié, le mélange des genres a pourtant bien des atouts ! A l’instar de l’infotainment qui a envahi les médias, place au learntainment qui gagne aujourd’hui les entreprises…

Learntainment, vous l’aurez compris, est la contraction de learning et d’entertainment. Autrement dit apprendre en se divertissant. Un parti pris qui ne repose pas sur une envie de légèreté du moment mais très sérieusement sur ce que les neurosciences nous apprennent.

Enfant, et pourtant sans diplôme de chercheur en neurosciences en poche, vous l’aviez senti. “2 x 1 = 2... 2 x 2 = 4... 2 x 3 = 6… 2 x 4…. ?” La répétition, ça marche mais c’est ennuyeux… Et que dire de toutes ces matières qui demandent réflexion et argumentation ? Tout ce savoir qui ne s’enseigne pas par cœur à coup de comptines. Pour ceux qui ont connu les bancs d’écoles il y a 30 ans, la méthode était pour le moins austère et la fantaisie, un signe patent d’incompétence.

Depuis les neurosciences sont arrivées à notre secours. A l’école, un peu… Dans la formation professionnelle, beaucoup. Aujourd’hui, les programmes de e-e-learning que nous développons reposent sur ce constat : on apprend mieux lorsque nos émotions sont sollicitées.

Rire, sourire, se réjouir…

La mémoire fonctionne en effet à plein régime lorsque notre cœur se soulève avec joie. Nous nous souvenons, tous, de ce que nous avons fait le 12 juillet 1998 et nous nous souviendrons longtemps du 15 juillet 2018. Notre cerveau a ancré ce souvenir de liesse nationale. Par la même occasion, il a enregistré tout un lot d’informations concrètes qui a entouré ce moment : où nous étions, ce que nous avons mangé, qui nous a appelé en plein match, et même pourquoi pas le trajet qu’a pris notre Uber pour nous emmener faire la fête !

 Le Learntainment va révolutionner le e-learning dans les entreprises

Recettes et dosages…

Si l’on regarde un autre domaine, celui de l’information, on observe que certains pionniers de l’infotainment comme Yann Barthès ont fait de nombreux émules. S’informer en s’amusant est aujourd’hui devenu monnaie courante. Et le digital a considérablement amplifié le phénomène en proposant des formats et des traitements beaucoup moins “consensuels” et protocolaires qu’avant. C’est d’ailleurs l’un des piliers indispensables du learntainment : le format. L’accompagnent le storytelling et la ludopédagogie.

Pour le dire autrement, un parcours de e-learning doit proposer des formats qui empruntent les codes d’aujourd’hui et donc du web : vidéo, podcast, programmes courts, tons décalés et connivences avec l’internaute. Il doit également raconter une histoire, scénariser l’apprentissage et enfin reposer sur des exercices ludiques (quizz, jeux, etc..).

 Yann Barthès - Quotidien

© Yann Barthès - Quotidien

Rappelons que le collaborateur qui s’engage dans une formation est bien le même que celui qui en sortant du bureau consulte Youtube et Instagram pour se divertir. Ses codes sont ceux-là et nous avons tout intérêt à capter son attention en lui proposant un contenu qu’il a l’habitude de consommer… Et pour capter son attention, nous disposons des 7 premières secondes. Une donnée apportée par les neurosciences qui nous encourage encore plus à proposer des contenus puissants, immédiatement efficaces.

Du plaisir au service de l’efficacité

Ainsi, lorsque le plaisir et l’émotion sont mis au coeur de l’apprentissage avec les formats du Web qui marchent (vidéos podcast par exemple), on constate de meilleurs taux de participation et d’engagement. Pour un MOOC de développement personnel par exemple, on voit des taux de participation de 80 à 90% quand la moyenne est plutôt à 50-60%. On enregistre également des taux d'avancement dans les parcours entre 60% et 80% là où le taux moyen est plutôt à 50%.

Rire de tout ?

Une bonne recette qui impose cependant d’être vigilant quant au dosage. Certains sujets comme la formation à la prévention des risques psychosociaux par exemple demandent d’être traités avec une certaine rigueur et sobriété. La blague sur le burn-out ne passera pas. En revanche, des sujets très techniques peuvent, contrairement aux idées reçues, être de très bons clients pour le learntainment. Dans tous les cas, la forme est là pour le servir le fond. Reste à bien placer le curseur…

Pauline Rosaz
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