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Influenceurs virtuels, futurs superstars d'Instagram ?

Les influenceurs virtuels Margot, Shudu et Zhi par Balmain Les influenceurs virtuels Margot, Shudu et Zhi par Balmain

Ils sont virtuels, robotiques, ou entre les deux et sont les nouvelles stars des réseaux sociaux. Qui sont ces nouveaux « influenceurs » ?

Phénomène venu du Japon et des États-Unis, les influenceuses virtuelles commencent à tirer leur épingle du jeu sur Instagram. Pour le moment, on ne compte aucune française parmi elles, mais ça ne saurait tarder. Décryptage d’une nouvelle tendance qui pourrait bien séduire les annonceurs.

Lil Miquela, Shudu, BermudaisBae sont toutes trois des égéries d’Instagram. Comme Caroline Receveur ou Enjoy Phoenix, elles nous racontent leur vie, se mettent en scène sous leur meilleur profil. Elles partagent des moments avec leurs amis, vivent des événements heureux et d’autres malheureux. Elles font des rencontres, se passionnent pour un sujet, ont des humeurs, des coups de coeurs et des coups de gueules qu’elles ne manquent pas de partager à travers stories et posts au quotidien. Bref, elles sont de parfaites influenceuses suivies par des centaines de milliers de followers (1,5 million pour Lil Miquela).

Lil Miquela, ou plutôt Miquela Sousa est un personnage fictif créé par deux chefs de projet d'art numérique basés en Californie. Ce robot numérique, superstar sur Instagram partage son univers musical, ses looks du jour et son lifestyle.

ShuduGram est un véritable mannequin top model d'Instagram. Son histoire commence avec un photographe souhaitant fabriquer un modèle 100% virtuel pour des clichés approchant la perfection. Pari réussi avec ce top modèle qui pourrait révolutionner le monde du mannequinat. 

Oui mais…

… même si elles nous font part de leurs émotions, leur petit coeur ne bat pas vraiment derrière l’écran. Ce sont des personnages virtuels, des avatars inspirés par le gaming nippon et créés de toute pièce pour incarner un profil d’instagrammeuse. Et pourtant, ça marche !

 
 SERIES 4: LIGHTNING UNE HÉROÏNE VIRTUELLE 
 
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Ça marche même très bien pour elles, leur taux d’engagement pourrait faire pâlir certaines de leurs pairs (humaines, elles). Entre 10% (Lil Miquela) et 18% (BermudaisBae) alors que le taux généralement observé est plutôt de l’ordre de 3%. Aussi pour rassembler leurs communautés il leur arrive également de poster des contenus ou elles sont réunies.

Les raisons d’un succès

Mais c’est sans surprise car l’avantage que leur concède leur virtualité, c’est bien qu’elles ont été créées avec des codes super identitaires. L’avatar est alors proche de l’étendard. Elles sont marketées dans un but unique et un objectif précis. Là où la nature humaine pourrait venir apporter nuances et peut-être contestation, l’avatar se tient à sa ligne éditoriale !

Sa liberté d’expression est sans restriction. Son créateur peut lui faire dire ce qu’il veut. Elle ne se confronte jamais au réel et ses valeurs sont généralement simples et ultra-lisibles.

En coulisses

La question que tout le monde se pose, c’est d’ailleurs bien celle de son “créateur”. Pour le moment, le Japon et les USA sont les pionniers de cette tendance. Ces influenceuses ont été créées par des agences de production qui ont les capacités techniques et financières pour donner vie à ses personnages (création de l’avatar, shooting avec de vrais mannequins, mise en scène, écriture, etc.).

Pour les marques, les campagnes d’influence ressemblent trait pour trait à celles organisées auprès de leurs homologues humaines. Grâce à leur bon taux d’engagement, certaines enseignes du luxe comme Chanel ou Prada parient même à fond sur elles.

Le chanteur Orelsan a lui aussi, utilisé le concept pour la promotion d’un clip en posant avec Perl, une de ces icônes virtuelles "rencontrée sur internet". Et dernièrement c’est Eddy de Pretto qui la présentait comme son “nouveau crush” sur Instagram.

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La fille que j'ai recontrée sur internet.

Une publication partagée par OrelSan (@orelsan) le

À la française…

Mais pour l’heure, en France, aucune ne s’est lancée à proprement parler dans la production d’une influenceuse virtuelle. Qui seront les premiers ? Les paris sont ouverts, mais il est sur que l’esprit français y mettra quelques réserves, certainement un peu de second degré, de distance et pourquoi pas d’humour.

La SNCF est sur la bonne voie avec la création de l’avatar Simone, en référence à Simone Hérault, la voix historique de la SNCF. Elle n’est pas franchement devenue une star d’Instagram mais ses débuts sur Twitter avec le #AlloSimone sont fulgurants et son recul sur les possibles failles de la SNCF est sans appel…

Le style à la française !

Claire Dabrowski
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