Partager l'article sur :

Stratégie

La pyramide inversée, règle d'or de l'écriture web

 LA PYRAMIDE INVERSÉE, RÈGLE D'OR DE L'ÉCRITURE WEB 
   LA PYRAMIDE INVERSÉE, RÈGLE D'OR DE L'ÉCRITURE WEB

Si les techniques d’écriture étaient sur Tinder, le profil de la pyramide inversée laisserait “peu de place à l’imagination”.

La pyramide inversée dévoile tout et tout de suite, sans s’embarrasser de teasing et de préliminaires. Partant du principe qu’à l’ère du numérique de la surabondance d’informations disponibles le cerveau humain décroche rapidement, il faut capter son attention rapidement. Pour ce faire, sur le Web, on oublie cliffhangers, suspense et effets d’annonce pour mettre cartes sur table dès l’introduction.

Une architecture en cascade

En pyramide inversée, chaque segment est responsable du segment qui lui succède et doit assurer qu’un maximum d’internautes lira la suite.

Un titre “pointu”

Le but ultime du titre ? La lecture du chapô.
Le concepteur-rédacteur dispose d’une centaine de signes pour attirer le chaland. Les tests ont montré que les titres incluant un chiffre  – 10 bonnes raisons de lire le blog Content Shaker – ou un bénéfice clair – Comment Edit-Place optimise votre référencement naturel ? – obtiennent les meilleurs résultats. Le Graal ? Combiner chiffres et questions – Comment doubler vos visiteurs uniques en 5 semaines ?.

Un chapô exhaustif

Numéro d’équilibriste, l’introduction doit en 300 signes répondre aux principales questions directrices de la pensée. Une  bonne astuce est de s’assurer que le chapô répond aux fameux 5 What (quoi) ? Who (qui) ? When (quand) ? Where (où) ? Why (pourquoi) ?

Le diable, ses détails et les paragraphes

Les paragraphes suivants respectent les mêmes règles tout en donnant plus de détails sur chaque point. Le lecteur est accroché et cherche toujours plus de détails et de précisions sur le sujet. Gardez à l’esprit que de plus en plus de lecteurs décrochent au fur et à mesure de l’article. Nielsen évalue à 32% le nombre de lecteurs qui atteignent le 4e paragraphe…

 LA PYRAMIDE INVERSÉE, RÈGLE D'OR DE L'ÉCRITURE WEB

La pyramide inversée et le Web

La pyramide inversée et le Web font très bon ménage et l’application de cette technique est une garantie de bons résultats.

Taux de clics et ligne de flottaison

Les études sur les heatmaps montrent que la grande majorité des clicks sont situés au-dessus de la ligne de flottaison. C’est donc dans cette zone qu’il faut concentrer ses efforts et ses boutons d’actions (CTA).

Le règne du mobile

L’indexation mobile-first annoncée par Google promet de belles heures à la pyramide inversée. Un écran de taille réduite impose de se concentrer sur l’essentiel.  Les deux piliers de la pyramide inversée, un titre impactant et un chapô exhaustif, peuvent être les seuls éléments affichés sur un téléphone portable. Adieu CTA et menu de navigation, votre contenu à lui seul doit engager votre lecteur.

Des mots-clés plus visibles

Une forte concentration de mots-clés dans la partie haute de votre page n’est pas sans déplaire à Google et à ses robots crawler. Comme souvent, en s’adaptant aux envies et comportements du lecteur (obtenir rapidement les réponses à ses questions), on satisfait Google et optimise son référencement. C’est gagnant-gagnant.

Il ne faut pour autant pas limiter son contenu à un seul format. Le succès des Top 10, des diaporamas ou des infographies est la preuve que la pyramide inversée n’est pas la panacée, mais un des outils de la palette de content stratégistes.

Article publié sur edit-place

Pascaline Dubosc
  • Stratégie

Voir aussi

Livre blanc du content marketing