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P. Monestier, Webedia : "L'humain reste le socle des programmes de digital learning"

Pourquoi l'humain reste le socle... Pourquoi l'humain reste le socle...

Quel que soit le format digital choisi, si l’on souhaite que ses équipes montent en compétences et soient in fine plus productives, il faut impérativement compter sur un accompagnement humain.

De nombreux nouveaux programmes de formations ont émergés grâce aux nouvelles possibilités qu’offre le digital. Plus virtuel, à distance et en ligne, ces programmes ne seraient pourtant rien sans la dimension humaine. Explications avec Pauline Monestier, coach certifiée et responsable pédagogique pour Webedia Learning.

Pouvez-vous nous définir le digital learning ?

Pauline Monestier, coach certifiée et responsable pédagogique de Webedia Learning : Le digital learning regroupe l’ensemble des programmes de formation qui sortent du cadre traditionnel présentiel, celui que l’on retrouve généralement dans les programmes classiques. Le digital learning intègre le e-learning (la formation en ligne), le social learning (les programmes utilisant les plateformes de réseaux sociaux) et de nombreux autres formats innovants comme la vidéo ou encore la réalité virtuelle…

La réalité virtuelle ?

Oui en effet, on peut par exemple se former à la prise de parole en public à l’aide d’un dispositif de réalité virtuelle qui reproduit une audience. Le formateur peut alors intervenir dans le programme en reproduisant la situation d’une question dans le public. C’est très efficace car cette mise en situation permet de faire appel à l’émotion de l’apprenant. Son ancrage mémoriel est alors favorisé..

L’information est accessible partout. Comment apprend-on aujourd’hui ?

Il faut d’abord préciser qu’on ne retient que ce dont on a besoin… En effet, notre cerveau va faire le tri dans les informations pour ne retenir que l’essentiel, ce qui va lui servir.
Ensuite, on sait qu’il y a deux façons de favoriser l’ancrage mémoriel : par la répétition ou par l’émotion. C’est en cela que l’humain est décisif dans l’apprentissage. N’oublions pas que le digital a été créé par des Hommes pour des Hommes. Le secret d’un bon programme de formation se trouve dans la compréhension de l’apprenant. Pour cela, le formateur doit suivre les étapes de l’apprenant et non l’inverse...

Quelle est donc la nouvelle place qu’occupe le formateur dans ce genre de dispositif ?

Il devient plus un “guide” qu’un enseignant. Sa posture a fondamentalement changé, passant du “conseil” au “coach”. Même avec des outils toujours plus virtualisés, la confiance entre le formateur et l’apprenant est la clé de voûte de la réussite du programme.
Savoir quand passer à l’étape d’après, ne pas forcer un sujet, se caler sur le bon tempo, réagir à une réaction inattendue, c’est aujourd’hui le savoir-faire d’un formateur. Utiliser le digital et les réseaux sociaux pour animer son programme lui permet de co-piloter la formation avec ses apprenants. Mais c’est une relation d’échanges où l’humain est plus que jamais au coeur du dispositif. Le digital, dans sa dimension collaborative et immédiate permet en effet un monitoring plus fin des attentes des apprenants et des étapes à respecter.

Ces programmes sont-ils plus adaptés à une génération ? à un type de collaborateur ?

Non, toutes les générations sont concernées et demandeuses de ce type d’accompagnement. D’ailleurs, on constate que les personnes qui n’auraient pas accès si simplement à un coach en développement personnel sont très engagées dans leur programme de soft skills en ligne. C’est une façon plus accessible de travailler son développement personnel et certainement moins intimidante.

Comment mesurez-vous l’efficacité du digital learning ? Est-ce la fin du présentiel ?

Ce n’est surtout pas la fin du présentiel. Selon moi, il n’est pas question qu’il disparaisse. Selon les disciplines, il reste un fondamental de la formation. On pourrait faire un parallèle avec la musique en ligne… qui n’a pas tué le secteur du spectacle vivant et des concerts, bien au contraire.. ! Concernant l'efficacité du digital learning, Il faut repenser ses indicateurs de performance si l’on intègre le coaching en digital learning. Contrairement aux parcours plutôt techniques, il faut regarder le temps passé de l’apprenant sur le parcours et la qualité de l’activité sociale (commentaires entre apprenants, nombre de likes, etc.. ).

Une des valeurs ajoutées de ce type de dispositif, c’est également sa capacité à toucher un très grand nombre de collaborateurs tout en personnalisant toujours plus les parcours pour répondre aux besoins de chacun.

La Rédaction
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