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Banque

Banque : néo vs tradis, le vrai faux-clash

2019-07-04 (6) 2019-07-04 (6)

Quels sont les nouveaux fronts de la guerre entre néobanques et banques classiques ?

Le paysage bancaire a été bouleversé au cours de la dernière décennie : les nouvelles technologies ont ouvert les portes du marché à une foule de nouveaux acteurs, tous plus innovants et décomplexés les uns que les autres. Leur but ? Conquérir un secteur qui ronronnait depuis un moment, tenu d’une main de fer par des établissements datant du siècle dernier. Rivalités, alliances et fortunes, bienvenue dans la guerre des banques !

Ceci est un hold-up !

En mettant très tôt la technologie au service du client, les « petits » nouveaux se sont vite attirés la sympathie des foules, qui n’hésitaient plus à quitter leurs établissements ancestraux. La recette était finalement simple pour remporter les suffrages, elle tenait en trois qualificatifs : pratique – simple – transparent.

Finies la paperasse, la queue au guichet et les agences qui ferment à 16h ! Bienvenue dans un nouveau monde où toutes les opérations se font instantanément depuis son mobile, et sans le regard inquisiteur de son conseiller ! Dans cette nouvelle ère, on accepte le client tel qu’il est, on l’écoute, on l’étudie et on lui propose une offre ou un service qui va « matcher » parfaitement avec ses besoins du moment. Au sortir d’une crise qui a vu leur image largement écornée, les banques traditionnelles se voient ainsi profondément bousculées par cette nouvelle génération.

Les tradis contre-attaquent

Voyant leur clientèle ainsi siphonnée, les banques ont dû accélérer leur virage technologique qu’elles avaient entamé piano, piano.

  1. Grâce à leur puissance financière, elles ont pu très vite déployer leur armada et se lancer aux trousses des irrévérencieux. À grands coups de rachats, d’études et de digitalisation de l’offre, elles ont accéléré leur mue pour répondre à leurs « fidèles », qui n’ont jamais été aussi volatiles. Le fossé qui les séparait des néobanques, mais aussi de certains de leurs clients, était en train d’être peu à peu comblé.
  2. C’était sans compter les nouveaux fronts
  3.  
  4. 1) La batailles de la Data

Qui, de ceux qui les fréquentent depuis toujours ou ceux qui les observent plus attentivement connaît mieux les clients ? Chez N26, une néobanque, vous n’avez que 5 retraits gratuits par mois. Pourquoi ? Parce que tout ce qui est payé en cash n’est pas traçable... En vous invitant fortement à utiliser votre carte, elles collectent de la data sur la quasi-totalité de vos dépenses.

  1. 2) L’Offensive du Conseil

Et si les anciens se concentraient sur leurs points forts ? Ils ne seront jamais aussi agiles que leurs concurrents, mais en revanche ils ont quelque chose en plus : la crédibilité.

«Environ 80% des digital natives que nous interrogeons veulent un contact avec une agence bancaire, cela les rassure pour des opérations plus complexes, comme la souscription d'un prêt étudiant ou de produits d'épargne lorsqu'ils cherchent à placer leurs premiers salaires» Frédéric Jacob-Péron, Société Générale (Source : La Tribune) 

  1. 3) La Techno Guérilla

 À force d’investissements pour rattraper leur retard à l’allumage, les banques traditionnelles disposent finalement d’un arsenal technologique complet pour mieux comprendre et mieux parler à leurs clients. Les « néo », eux, peuvent rarement rivaliser sur tous les tableaux et sont plus orientés « niche ». 

Les applications mobiles des banques classiques mieux notées que celles des banques en ligne !

Banques

Android

IOS

Windows

En ligne

3,3

2,8

3,6

Traditionnelles

3,8

3,2

3,5

Source CCM Benchmark, 2016 (Note sur 5)

  1. 4) La Grande Conquête du Client

Finalement, chacun a sa stratégie pour conquérir de nouveaux territoires... Faire des coups (technologiques, stratégiques, commerciaux, publicitaires) ou miser sur la force tranquille du long terme (crédibilité, conseil, confiance, solidité).

« Un mot d’ordre depuis 2014 : faire croître Boursorama le plus vite possible. Le plus gros enjeu est la conquête de clients. Le deuxième est que ces clients soient actifs. Nous avons été rentables de 2003 à 2015, ce qui montre la validité de notre modèle économique. Notre modèle n’est pas encore rentable car aujourd’hui nous investissons massivement. Plus d’un tiers de notre base de coûts est liée à des frais marketing, dont 80% sont des frais d’acquisition. » Benoît Grisoni, Boursorama Banque (Source : Agefi.fr)

Une guerre ? Quelle guerre ?

Finalement, peut-on encore vraiment parler de guerre, alors que le jeu des alliances et des rachats a mélangé les acteurs de toutes les catégories ? Sans doute est-ce un peu excessif... Surtout que tout le monde tend à proposer plus ou moins les mêmes services à terme, et donc que la différence se fera surtout sur la façon dont on les vend ! Mais dans le lot, il y en a un qui n’a pas intérêt à ce que l’armistice soit signée trop vite et qui aimerait souffler encore un peu sur les braises, car c’est à lui que profitent ces « crimes » : le client.

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